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Préparez-vous à des changements notables dans votre stratégie d’épargne à partir de 2026. Une nouvelle hausse ciblée de la CSG va alourdir la fiscalité de nombreux placements. Certaines épargnes en sortiront indemnes, mais d’autres vont sérieusement perdre en rentabilité. Il est peut-être temps de revoir vos choix d’investissement.
Une hausse de la CSG à 10,6 % dès 2026 : de quoi parle-t-on ?
Le gouvernement a acté une augmentation partielle de la Contribution sociale généralisée (CSG). Cette réforme figure dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) voté le 9 décembre 2025.
L’objectif ? Financer la création d’une nouvelle contribution pour l’autonomie (CFA), afin de soutenir le secteur des EHPAD et répondre au vieillissement de la population.
Résultat concret : le taux de la CSG sur certains revenus du capital passera de 9,2 % à 10,6 % en 2026.
Les placements qui vont coûter cher aux épargnants
Tous les produits d’épargne ne sont pas concernés. La hausse vise en priorité les revenus et produits dits « non réglementés ». Voici ceux qui subiront l’augmentation :
- Comptes à terme : les intérêts perçus seront soumis à la nouvelle CSG à 10,6 %
- Livrets bancaires classiques : contrairement au Livret A, ces produits perdent en attractivité
- Comptes courants rémunérés : encore rares, mais désormais moins rentables
- Comptes-titres : dividendes et plus-values seront plus lourdement taxés
- Plans d’épargne en actions (PEA) : même sous conditions de durée, les gains ne seront plus épargnés
- Épargne salariale : les plans PEE seront aussi impactés par la hausse
Ces placements, souvent fiscalisés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30 %, verront leur part de prélèvements sociaux passer à 18,6 %. Autrement dit, leur rendement net se réduira.
Les produits d’épargne qui conservent leur avantage fiscal
Bonne nouvelle pour les détenteurs de certaines épargnes : tous les placements ne sont pas touchés. Le gouvernement souhaite préserver ce qu’il qualifie d’épargne populaire. Voici les produits épargnés :
- Livret A, LDDS et LEP : toujours exonérés d’impôts et de CSG
- Assurance vie : quelle qu’en soit la durée, pas de hausse pour le taux de CSG
- Plan d’épargne logement (PEL) : y compris les primes d’État
- Plans d’épargne populaire (PEP)
- Revenus immobiliers : loyers perçus (meublés ou non) conservent leur fiscalité actuelle
- Plus-values immobilières : pas d’augmentation des prélèvements sociaux
Ces placements continueront d’être soumis à 9,2 % de CSG ou restent même totalement défiscalisés. C’est le cas du Livret A, qui conserve son statut privilégié.
Pourquoi une hausse ciblée et pas généralisée ?
Le gouvernement veut éviter d’impacter les épargnants aux revenus modestes. En augmentant la pression fiscale uniquement sur les produits financiers plus complexes ou risqués, il préserve les placements accessibles à tous.
Ce choix est aussi stratégique : les détenteurs de comptes-titres ou PEA sont souvent mieux informés, plus aisés, et investissent déjà dans des supports à rendement plus élevé mais plus volatils.
Faut-il revoir sa stratégie d’épargne ?
Avec une fiscalité plus lourde sur les revenus du capital dès 2026, la question se pose sérieusement. Voici quelques pistes de réflexion :
- Sécuriser une partie de son épargne en la plaçant sur un Livret A ou un LEP
- Défiscaliser sur le long terme grâce à un contrat d’assurance vie bien structuré
- Choisir l’immobilier, qui reste largement en dehors de cette réforme
Gardez en tête que la fiscalité évolue sans cesse. Être bien informé, diversifier ses placements et adapter régulièrement sa stratégie reste la meilleure défense.
Ce qu’il faut retenir
À partir de 2026, la CSG sur certains placements passe à 10,6 %. Cette mesure concerne principalement :
- Comptes à terme
- Livret bancaire classique
- PEA
- Comptes-titres
- Épargne salariale
En revanche, les produits comme le Livret A, LEP, assurance vie ou les revenus immobiliers ne sont pas affectés. Un message clair : protéger l’épargne populaire tout en finançant les besoins de solidarité liés au vieillissement.
Si vos placements figurent parmi ceux touchés, il est temps d’envisager des alternatives moins exposées à cette hausse fiscale annoncée.












